Référencement ou accessibilité, et pourquoi pas les deux ?
Être en tête des résultats de moteurs c’est important, avoir un site accessible pour le plus grand nombre l’est également. Il existe de nombreux points communs entre les techniques d’accessibilité et les techniques de référencement.
En regardant plus en détail, cette similarité a un sens. L’accessibilité a pour fonction de permettre aux personnes déficientes visuelles, entre autre, de pouvoir naviguer de manière cohérente, comprendre et interagir avec un site sans qu’il y ait perte d’informations. Un robot de moteur de recherche peut être assimilé à une personne déficiente visuelle. En effet, il ne peut pas lire le texte à l’intérieur d’images, d’animations Flash, il ne peut pas interpréter les Applets Java, et ne peut pas accéder à des contenus multimédia tels que les vidéos. La première priorité de l’accessibilité est de pouvoir répondre aux types de problème énoncés précédemment.
En comparant les Conseils aux webmasters publiés par Google et les normes du W3C qui sont la base de l’accessibilité, il est clair que de nombreux éléments sont similaires.
Un déficient visuel/malvoyant pour naviguer et consulter des sites Web utilise généralement des lecteurs d’écran tels que Lynx, Jaws… Et Google préconise que « pour vérifier le fonctionnement de votre site, utilisez un navigateur texte tel que Lynx. La plupart des robots d’indexation de moteur de recherche visualisent en effet votre site de la même manière que Lynx. ».
Un autre conseil de Google est de s’assurer « que le texte associé aux balises title et aux attributs alt est précis et descriptif. » Evidemment en terme d’accessibilité, avoir un alternatif textuel à des images, aux animations Flash et à d’autres contenus « inaccessibles » est une priorité, cela permet de transcrire les informations véhiculées par ces différents contenus.
Difficile de trouver un équilibre entre l’accessibilité et le référencement concernant ces deux balises. L’abus de mots-clés dans un alternatif n’est pas pertinent pour le déficient visuel, il ne le sera pas plus pour le robot de moteur de recherche. Il faut ainsi allier une description représentative de l’élément graphique en y intégrant avec parcimonie des mots-clés.
Bien entendu, l’objectif premier de l’accessibilité est (et devrait être) de « mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus » d’après Tim Berners-Lee, l’inventeur du World Wide Web. Mais si par ce biais-là le référencement en devient rapide, robuste sur Google, il n’y a que des avantages à opter pour une attitude citoyenne.
Pour aller plus loin :
- W3C, Introduction to Web Accessibility
- W3C, Web Content Accessibility Guidelines 2.0
- Accessiweb
- BrailleNet
Pour tester si votre site est accessible :
Tags: accessibilité, google, référencement

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20 octobre 2008 à 4:39
Ce rapprochement entre référencement et accessibilité est une bonne chose, surtout à l’heure où les webmasters accusent parfois les moteurs de recherche de « dicter » la façon de faire un site web.
J’avais il y a quelques temps fait un rapprochement entre le référentiel français Accessiweb et les bonnes pratiques en matière de référencement : http://s.billard.free.fr/referencement/index.php?2006/09/07/276-36-criteres-daccessibilite-qui-comptent-pour-le-referencement-1ere-partie
25 octobre 2008 à 10:20
Bonjour,
Je ne peux qu’appuyer le commentaire de Sébastien. Sortir du cercle des convaincus pour faire passer le message, toucher des personnes a priori non concernées (donc non informées)… ce n’est pas facile !
Juste une précision : contrairement aux tests de validité (HTML et CSS), il n’existe pas d’outils permettant de tester l’accessibilité d’un site. Ce sont des aides précieuses pour l’évaluation mais l’appréciation humaine est toujours indispensable.
Amicalement,
Monique