Les noms de domaine : un enjeu défensif et offensif pour les entreprises
Jusqu’à présent, la stratégie d’achat de noms de domaine était principalement orientée sur la protection. Depuis l’arrivée en 2003 du modèle Adsense de Google, les marques ont vu arriver en masse les cybersquatteurs utilisant leur notoriété pour détourner du trafic (saisies directes des URL) et générer des revenus grâce aux clics. L’opération, très rentable pour les cybersquatteurs, nuit aux marques en termes d’image et de perte de trafic. D’où la nécessité de déposer les différentes extensions, avec et sans tirets et tenant compte des fautes d’orthographe les plus évidentes comme l’a fait Belambra (anciennement VVF) en déposant www.belembra.com ainsi que de nombreuses autres déclinaisons. Certaines entreprises dont la notoriété est très forte vont jusqu’à déposer leur nom de marque en tenant compte d’erreurs de frappe afin d’éviter d’être typosquattés. Malgré les précautions prises par Google, le leader mondial d’Internet en fait aussi les frais avec par exemple www.gogole.fr. L’internaute peut se croire dans Google, il navigue en réalité dans le site d’un typosquatteur qui reprend les résultats Google et y ajoute ses propres liens.
Au-delà de la protection, certaines entreprises se sont dit qu’elles avaient une carte à jouer avec les noms de domaine génériques liés à leur activité (ex : assurance, épargne, banque…) car en effet, de plus en plus d’internautes effectuent des recherches directement dans la barre de saisie de l’URL.
Cependant le trafic capté grâce à cette méthode reste assez marginal par rapport au potentiel de trafic que peuvent générer les moteurs. Or un mot-clé intégré dans le nom de domaine est le critère le plus important pour permettre au sites Internet d’être visibles dans les résultats des moteurs de recherche. Recherchez « crédit » dans Google et vous verrez 6 résultats dans la première page dont le nom du site comporte le mot-clé « crédit ». Cet enjeu est de plus en plus pris au sérieux par les entreprises, notamment celles qui ont eu la présence d’esprit il y a quelques années de déposer des noms de domaines stratégiques qu’ils n’exploitaient pas vraiment jusqu’à lors (hormis faire une redirection vers le site principal).
Mais pour faire exister ces noms de domaine aux yeux des moteurs de recherche, ceux-ci doivent proposer du contenu en ligne. C’est ce qu’à mis en place LATERAL (www.lateral-villas.com, site de location et de vente d’appartements et maisons de luxe en Corse et dans le monde) en ayant acheté et mis du contenu sur le nom de domaine www.immobilier-bonifacio.fr. Lorsqu’un Internaute cherche « immobilier bonifacio » dans Yahoo, le mini-site apparait aujourd’hui en seconde position ce qui permet de capter un trafic qualifié.
La difficulté de cette méthode est de pouvoir exploiter un maximum de noms de domaine en se positionnant sur des mots-clés liés à son activité tout en proposant un contenu intéressant pour l’internaute et différent pour chaque nom de domaine. LegitiName a su proposer des solutions techniques pour faciliter la gestion globale de ces sites avec les contraintes que cela exige : gestion des noms de domaine, hébergement, liens, mise à jour des contenus et de la charte graphique. Il est aussi essentiel de faire vivre ces sites.
En outre, les autres intérêts pour les entreprises d’acheter des noms de domaine génériques liés à leur activité est de se constituer un portefeuille de noms de domaine valorisant la présence de la marque sur Internet, mais aussi de couper l’herbe sous le pied d’éventuels concurrents pouvant développer du contenu sur ces mots-clés génériques ce qui risquerait de les placer devant dans les résultats des moteurs de recherche. Clicpeugeot.com est contraint de travailler dur son référencement naturel pour pouvoir passer devant le site www.voiture-collaborateur.com, qui se place en première position de Google sur la requête très prisée « voiture collaborateur ».
Tags: domain directory, moteurs de recherche, protection, référencement, SEO, stratégie de noms de domaine

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