Libéralisation des extensions en 2009 : les sociétés veulent être prêtes !

clip_image001C’est officiel, dès le 30 septembre 2009, tout à chacun pourra tenter le dépôt des extensions de son choix.

Deux grands types d’extensions sont alors concernés :

- les extensions ouvertes à tout type d’enregistrement (ex : .marque ; .nom)

- les extensions communautaires (ex: .automobile)

Nous avions dans un premier post (voir notre article du 10 octobre Libéralisation générale des extensions, comment réagir ?) expliqué les grandes lignes de ce projet mené par l’ICANN depuis fin juin 2008.

Voici un rappel des conditions de dépôt :

- pas de limite quant au nombre de nouvelles extensions

- les cycles de dépôt des dossiers de candidature seront de 45 jours tous les 12 à 18 mois

- ces dépôts seront possibles uniquement par le biais d’une interface web

- seules les entités privées ou publiques, bien établies et quelque soit leur pays, pourront être candidates

- le candidat devra prouver qu’il est capable d’organiser et de gérer (financièrement et techniquement) son projet d’extension (la sous-traitance de la gestion technique à un fournisseur de services de registres techniques sera possible)

Pour répondre à toutes les interrogations concernant la méthodologie de dépôt des candidatures, l’ICANN mettra à disposition de tous un « manuel du candidat », dès le 1er mai 2009, et publié en 6 langues (anglais, français, arabe, espagnol, chinois et russe).

Nous savons déjà que plusieurs projets de CityTLD ont aussi été présentés lors du sommet ICANN tels que le .HAMBURG.

Les professionnels du secteur s’inquiètent de savoir comment seront concrètement attribuées des extensions génériques (.automobile, .bank, .horlogerie) pouvant intéresser, à juste titre, de nombreuses entreprises pour promouvoir leurs marques et leurs activités. L’ICANN prévoie, à chaque fin de cycle de dépôt de candidatures, une période dite « d’opposition ». Si par exemple 2 candidats demandent la même extension, soit celle-ci sera soumise à un système d’enchères soit à une étude comparative afin de vérifier si l’un des deux dossiers est plus « légitime ».

Reste la question des conditions tarifaires ! L’investissement pour la création d’une extension est évalué à 300′000.- euros. Non négligeable. Quels seront les retours sur investissement ? Ces extensions seront-elles aussi considérées que les extensions classiques (génériques et géographiques) par les moteurs de recherche afin d’appuyer la visibilité naturelle des noms de domaine et ainsi le trafic sur les sites web ?

Plan d’action ?

Vérifier que votre intérêt au regard de ces nouveaux investissements et ceci d’ici au 30 septembre 2009 dernier délai ! Ce qui est certain, d’un point de vue de protection et de promotion, c’est que certaines extensions risquent d’attirer beaucoup de convoitise …

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